Transcrire s’inscrit dans une double dynamique : celle de l’écriture et celle de la création, marquée du sceau de la fidélité à l’œuvre originale, tout en la complétant, et l’augmentant, pour
accéder à un corpus scriptorum linguistique universel, un corpus transcriptorum correspondant à une ouverture dans un univers vivant, où penseurs, écrivains, poètes, artistes, sont des passeurs
dans ce monde en perpétuel mouvement, mouvance et mutation, tous témoins engagés dans leurs époques, et dans ces lieux particuliers qu’ils traversent et qui les traversent.
transcriptio, onis, f. : - 1 - transcription, copie. - 2 - transport, transfert, cession. - 3 - action d'imputer à un autre.
Documentaire italien de Davide Ferrario
Chrysalis Films
Dans les salles à partir du 12 mars 2008.
SYNOPSIS
Sur les traces de Primo Levi
Le 27 janvier 1945, Primo Levi, l’auteur de Si c’est un homme, est libéré du camp d’Auschwitz. Il lui faut dix mois de détours et des milliers de
kilomètres pour arriver chez lui à Turin. Il traverse la Pologne, l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie, l’Autriche, l’Allemagne et atteint enfin l’Italie.
Cette histoire - ses aventures, ses rencontres et ses observations - est racontée dans son livre “La Trêve”.
Soixante ans plus tard, Davide Ferrario et Marco Belpoliti, réalisateur et scénariste du film, ont décidé de parcourir le même itinéraire que Primo Levi. Un voyage
étonnant et émouvant, historique et géographique. Le film qui en résulte est à la fois un road movie sur les pas de Primo Levi, et une peinture de cette nouvelle Europe encore reliée aux restes
de l’Union soviétique, ses mouvements neo-nazis, Tchernobyl, les villages d’immigrés…
Un road movie sans acteurs mais avec une quête. Primo Levi a vécu la fin de la trêve entre la fin de la 2ème Guerre et le commencement de la Guerre Froide;
aujourd’hui cette trêve pourrait être celle qui a commencé le jour de la chute du mur de Berlin et s’est terminée avec l’attentat des tours jumelles, le 11 septembre 2001. Le film, sans jamais
chercher à définir ce qui nous attend, fait simplement le point, sans préjugés, à un moment précis: des rencontres, des paradoxes apparaissent, avec lesquels nous, européens, devons
vivre.(Lire la suite...)
Le Concours mondial de photographie de l'IYP, Zoom sur un aliment mondial,
soutient deux des principaux objectifs de l'Année internationale de la pomme de terre: sensibiliser au rôle important de la pomme de terre en tant que denrée alimentaire dans les pays en
développement et promouvoir la recherche et le développement de systèmes de production de la pomme de terre pour contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.
Le concours est une invitation à montrer le rôle clé de la pomme de terre dans l'agriculture, l'économie et la sécurité alimentaire mondiale, à faire découvrir de nouveaux aspects de sa
biodiversité, sa culture, sa transformation, son commerce, sa commercialisation et sa consommation et à contribuer à l'échange gratuit et international d'informations sur cette culture vivrière
importante dans le monde.
L’Union Latine, Radio France Internationale, l’Instituto Cervantes, la Maison de l’Amérique latine et l’Instituto de México se sont associés pour remettre, chaque
année, le Prix Union Latine-Martín Chambi de la photographie. Ouvert à tous les pays membres de l’Union Latine, ce prix a pour but de promouvoir la création de photographes latins.
Le lauréat bénéficiera :
d’un montant équivalent à 2 000 euros ;
de la prise en charge des frais d’exposition des photographies, lors d’une exposition programmée l’année suivante, dans l’un des Etats membres de l’Union Latine.
Voici un recueil rigoureusement construit, qui s’articule en trois parties, traitant, dans une progression parfaitement maîtrisée, des thèmes de la mémoire, du
rapport au temps présent, et de l’être humain dans sa finalité d’accomplissement.
Dès le premier poème, l’auteur nous convie à examiner le monde dans son « approche définitive », il s’agit de la vie immédiate, en prise avec l’être, mais soumise
au cours du temps et des évènements. L’auteur veut transgresser les limites pour percevoir le monde, et pour ce faire, elle doit retourner aux origines, à la source, la vie minérale, tout en
s’interrogeant sur le devenir.
« doar eu ştiu că numai sunt eu, / ci sîmburele care a închis în el / parte albă a lumii. »
(« La apropierea definitivă »)
Il s’agit d’une poésie tout en pleins et en déliés, fortement contrastée, mettant en relief les jeux d’ombre et de lumière avec ça et là quelques taches colorées
provenant de l’environnement familier où l’on note le fort symbolisme des objets et des animaux qui étayent le fil du discours poétique.
Et il répondit :
Où chercherez-vous la beauté et comment la trouverez-vous, à moins qu’elle ne soit elle-même votre chemin et votre guide ?
Et comment pourrez-vous parlez d’elle, si elle ne tisse elle-même vos paroles ?
Les affligés et les blessés disent, « La beauté est bonne et douce.
Comme une jeune mère effarouchée de sa propre gloire elle passe parmi nous. »
Et les passionnés disent, « Non, la beauté est une chose de puissance et de terreur.
Comme la tempête, elle secoue la terre sous nos pieds et le ciel au-dessus de nos têtes. »
Les fatigués et les las disent, « la beauté est faite de doux murmures. Elle parle en notre esprit.
Sa voix cède à nos silences comme une lumière légère qui frémit dans la peur de l’ombre. »
Mais les turbulents disent, « Nous avons entendu ses cris parmi les montagnes,
Et avec ses cris vinrent des bruits de sabots et des battements d’ailes et des rugissements de lions. »
Il y a un moment précis dans le temps
Où l'homme atteint le milieu exact de sa vie,
Un fragment de seconde,
Une fugitive parcelle de temps plus rapide qu'un regard,
Plus rapide que le sommet des pâmoisons amoureuses,
Plus rapide que la lumière.
Et l'homme est sensible à ce moment.
De longues avenues entre des frondaisons
S'allonge vers la tour où sommeille une dame
Dont la beauté résiste aux baisers, aux saisons,
Comme une étoile au vent, comme un rocher aux lames.
Estoy llorando en el paño roto de la noche
y mi niñez que ahora no me entiende
reniega de mi llanto.
Estoy inmóvil y desnuda
frente a la oscuridad del viento
encendiendo una vela blanca
al alma de mis viejos zapatos muertos.
Estoy enferma de sueños sin fuentes
contagiada, de esa terrible y blanca pena
de saberme cierta
sin vestidos de ayer en pleno vuelo.
Estoy llorando ahora
por la sombra increíble de mi propia lágrima
por la hoja en blanco sin sonrisa
por la ausencia de todos los discursos
viajando en el tren de tan poca memoria.
Estoy alumbrándome de antiguas lunas
del sucio brillo en aquellas farolas.
Estoy llorando la fijeza del tiempo
posada en el renglón que me aprisiona.
Pleurs pour des chaussures défuntes
Je pleure dans le mouchoir brisé de la nuit
Et mon enfance qui ne m’entend plus
Renie mes pleurs.
Je reste immobile et dénudée
Face à l’obscurité du vent
Allumant une bougie blanche
Pour l’âme de mes vieux souliers défunts.
Je souffre de rêves sans source
Contaminée par cette terrible et blanche peine
De me savoir en sécurité
Sans plus de vêtements d’un hier en plein vol.
Je pleure maintenant
L’incroyable ombre de mon propre chagrin
La blanche feuille sans sourire
L’absence de tout discours
Qui voyagent dans le train d’une si courte mémoire.
Je m’éclaire à d’anciennes lunes
A l’éclat sali de vieux lampadaires.
Je pleure la fixité du temps
Cette demeure dans la ligne qui m’emprisonne.